L’Europe reprend d’anciens arguments contre l’e-cigarette

L’Europe reprend d’anciens arguments contre l’e-cigarette

La situation en Suède est convaincante

 

En 1992, alors que l’Union européenne avait interdit les Snus, excluant en Suède, les motifs étaient identiques à ceux qui sont émis à l’heure actuelle contre l’e-cigarette. Leur danger sur le long terme n’est pas connu et ces produits sont susceptibles de pousser les adolescents à s’adonner au tabagisme et à accroître le nombre de fumeurs.

 

Les Snus sont en fait de minuscules sachets de tabac à poser contre la joue. Sans combustion, ils n’engendrent aucun des trois principaux effets néfastes de la cigarette traditionnelle, à savoir le monoxyde de carbone à l’origine d’infarctus, les goudrons qui provoquent les cancers et les particules solides fines causant les bronchopathies chroniques. A l’instar des Snus, les e-cigarettes s’utilisent sans combustion, et n’entraînent de ce fait pas ces trois effets nuisibles. Mais contrairement aux Snus, les cigarettes électroniques ne renferment pas de tabac.

 

En Suède, pays ou la prise de Snus est considérable, la mortalité causée par le cancer de poumon est deux fois moins que dans l’hexagone, autrement dit 29 sujets sur 100000 habitants contre 57 sujets en France, ces données datent de 2009 et proviennent de la base de l’OCDE sur la santé 2011. Il a été même prouvé que pour un fumeur, substituer ses cigarettes par des Snus détenait les mêmes effets positifs sur l’accroissement de la longévité que le fait de cesser de fumer.

 

La cigarette électronique, un avenir plein d’espoir

 

A ce jour, en Suède, près de 17 % des habitants fume, c’est-à-dire deux fois moins que dans l’hexagone. Les Snus affirment alors que les doutes des spécialistes et des politiques de l’Europe n’étaient pas fondés. En réalité, les résultats dévoilèrent moins de fumeurs et moins de cancers.

A l’heure actuelle, l’e-cigarette promet un bel avenir. Le nombre de ses usagers, également appelés « vapoteurs » double tous les ans et cette année, il est supérieur à un million et demi en France. Corrélativement, dans l’hexagone, les ventes de tabac ont baissé de 9 % depuis le début de l’année 2013. Il est alors envisageable de qualifier l’e-cigarette, qui ne renferme pas de tabac, d’élément salutaire pour la santé publique si bien qu’il vaudrait mieux contribuer à son essor.

 

La même faute sera commise par la Commission européenne

 

La commission européenne n’a pas la même vision et s’apprête à réitérer les mêmes évènements désagréables avec les Snus, en émettant les deux mêmes arguments que sont la protection de la jeunesse et la nuisibilité supputée. Pour commencer, la commission a introduit l’e-cigarette dans le cadre de son projet de directive sur les produits relatifs au tabac datant du 21 juin 2013 et pourtant elle ne renferme pas de tabac. Elle a réclamé que ce produit soit compté parmi les dispositifs pharmaceutiques. De plus, la commission, chargée de la rédaction de la version finale du texte, est sur le point de publier une version entièrement revue selon laquelle l’e-cigarette ne représenterait plus un produit de consommation courante mais plutôt un médicament ou un produit lié au tabac.